Deux defis de la Direction Generale

FPI : les deux défis du Directeur Général Patrice Kitebi !

D’une part, le recouvrement des impayés évalués à plus de 260 millions USD et l’accroissement des ressources disponibles pour la poursuite du financement, et d’autre part, la modernisation des instruments de gestion de l’institution afin de la hisser aux standards des autres institutions de financement du développement. Voilà les deux défis du nouveau Directeur Général, Patrice Kitebi pour l’année 2017. Cet ancien Ministre délégué aux Finances reprend le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) dans un état extrêmement catastrophique.

A l’heure de la prise en mains du FPI, le nouveau DG, Patrice Kitebi, s’attèle à dresser un état des lieux en vue d’explorer des moyens de faire participer cet établissement public à l’effort national d’industrialisation. Pour son premier contact avec le personnel, il a choisi de jouer la carte de la transparence.

260 millions USD à recouvrer

Entre sa trésorerie particulièrement serrée et les créances à recouvrer, le FPI doit aujourd’hui jouer sa survie. Selon les données arrêtées au 30 septembre 2016, le portefeuille-prêts du FPI se chiffre à 325.810.287.404,89 CDF, soit l’équivalent de 260.648.230 USD. Ce montant prend en compte l’encours-prêts en force ainsi que les impayés portant sur le principal, les intérêts financiers,les intérêts de retard et autres frais.

Les impayés représentent 58,1% du portefeuille-prêts du FPI, a révélé aux agents et cadres le nouveau Directeur Général. Avec une trésorerie fortement déséquilibrée, cette situation ne pourra pas permettre au FPI de rencontrer ses engagements et de poursuivre la réalisation de sa mission.

A ce jour, le premier état des lieux de la situation globale de cet Établissement public, les différents documents comptables et financiers ont révélé un solde positif de trésorerie de 870.377.846,81 CDF. En revanche, les engagements à très court terme de l’institution se chiffrent à 62.456.488.662,97 CDF.

« Ce volume d’engagement inclut les dettes envers le personnel et différents créditeurs, des découverts bancaires ainsi que des sommes dues aux promoteurs de projets au titre de reliquats sur les financements, y compris des subventions, des prêts complémentaires et des prêts notifiés non décaissés » , a– t – on appris.

Réformes courageuses

Patrice Kitebi est convaincu que le redressement de la situation du FPI exige la mise en œuvre rapide des réformes courageuses axées sur les deux axes de ses défis majeurs. Donc, pour redresser et repositionner le FPI dans l’échiquier de grands services pourvoyeurs de recettes, il a annoncé que l’année 2017 devra également être « l’année de l’engagement du processus de réforme des Instruments de gestion de l’entreprise».

« Les défis sont énormes à relever, il faudra donc travailler ensemble », a-t-il lancé, comme pour insuffler une nouvelle dynamique dans les rangs du personnel.

Le Directeur Général a annoncé que son équipe va s’atteler à réaliser très rapidement, non seulement les états des lieux approfondis, mais aussi le bilan des compétences du personnel ainsi que l’audit informatique en vue de doter FPI d’un système d’information et de gestion intégré.
« Aucun couloir d’indiscipline ne sera toléré. Il n’y aura pas de chasses aux sorcières mais plutôt la valorisation de la compétence », a-t-il promis.